Blog vom 31.07.2026

Petit à petit

Sautons plus loin !

Une goutte d’eau dans la mer... 
Un grain de sable dans le désert...
Un pansement sur une jambe de bois...  

Il y a parfois de quoi se décourager.  Alors pour ne pas perdre espoir, je vous invite à sauter vers d’autres expressions.   

Selon certains linguistes, le verbe espérer en allemand « hoffen », également parent du mot anglais « hope », viendrait du verbe « hüpfen » qui veut dire « bondir », « sauter ». Même si cette étymologie est discutée, je la trouve intéressante. Cela serait peut-être lié au fait de sautiller d’impatience. Dans le fait d’espérer, il y a une nouvelle légèreté, une force pour avancer, quelque chose qui met en mouvement. L’espoir se teinte d’enthousiasme et l’immobilisme devient impossible.   

Plongeons donc corps et âme dans un peu d’optimisme.   

Pas à pas

Tout comme les expressions « peu à peu l’oiseau fait son nid » et « Rome ne s’est pas construite en un jour », l’encouragement « un pas après l’autre » rappelle que certaines choses prennent du temps. Mais c’est surtout, pour la pèlerine que je suis, une expérience : Je n’ai jamais eu le sentiment d’avoir traversé l’Allemagne à pied. Ceci n’est qu’un constat a posteriori. Ce que j’ai vécu est une succession de pas. Certains étaient lourds, d’autres élastiques, parfois les pieds traînaient, d’autre fois ils étaient d’humeur guillerette. Un petit pas qui ne compte presque pas peut mener très loin grâce à la magie de la répétition...  

La graine qui donne un arbre... 

« A vos marques, prêts, partez ! » Il y a les débuts tonitruants, les démarrages en fanfare, et ceux qui se font plus discrets. Au départ d’un grand projet, il y a souvent qu’une petite idée. Une profonde amitié commence la plupart du temps par un bonjour timide. Et de très belles vacances trouvent généralement leur prémisse dans la banale question : « Tu as une idée où on pourrait aller ? »  Il n’est pas toujours facile de découvrir dans les premiers balbutiements toutes les promesses qui peuvent s’y cacher.   

L’effet papillon

Le concept de l’effet papillon a été présenté par le météorologue américain Edward Lorenz dans les années 1960 et il se résume en une question : « Un battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il déclencher une tornade au Texas ? » En effet, dans un système complexe (comme la météo), un changement minime et invisible au début peut s’amplifier avec le temps pour provoquer un résultat énorme et totalement différent. Même si « l’effet papillon » est plutôt utilisé dans les scénarios catastrophes des films à sensation, j’aime à penser que je ne vois pas la conséquence de mes actions. Il y a une part d’imprévisible et de non-maîtrise. Je fais de petites choses qui ont ailleurs un impact sans que je le sache. Cela appelle à une certaine humilité : Cela peut causer du tort à une autre personne sans que je m’en rende compte. Mais je ressens aussi une certaine curiosité et joie : Il se peut qu’un petit geste ait plus d’importance, de valeur, que ce que je pense...   

Le choix de l’espérance

Je n’aime pas choisir entre voir le verre à moitié vide et le voir à moitié plein. Je trouve intéressant de regarder les choses sous différents angles. Mais quand le doute s’installe, quand je me décourage, j’aime changer de perspective ; et je choisis consciemment la confiance. Je m’efforce de voir dans les soi-disant petites actions toutes les promesses qu’elles abritent, non parce que cela est réconfortant, mais parce que cette attitude pousse à agir, alors que le regard opposé a plutôt tendance à freiner et paralyser.   

Espérer devient alors tout autre chose qu’une attente passive. Ce n'est pas un « tout ira bien » qui se veut rassurant. C’est une force qui donne le courage de continuer à avancer, et peut-être d’oser un grand saut...

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